Nous débutons la journée par une visite de la plantation de Havukal. Et comme la journée commence plutôt bien, l’entrée de la plantation nous propose un superbe panorama !

Nous en profitons pour en savoir plus sur la production du thé et comment il est cultivé :

  • Les arbustes à thé sont exploités au bout de 3 ans seulement.
  • Ils sont ensuite cueillis toutes les 2 semaines, seules les feuilles du haut, les jeunes pousses, étant saisies.
  • Ils sont re-taillés tous les 4 ans, afin de les « regénérer »
  • Leur durée de vie supposée est de plus de 100 ans, mais aucun producteur ne sait avec exactitude leur âge.
  • Entre la cueillette et votre tasse de thé, il peut ne se passer que 2 mois.

Nous entrons dans les terres et nous arrêtons pour contempler une belle bête qui se cache sur la photo suivante. Saurez-vous la retrouver ?

Réponse :

Il s’agit d’un « bison » local. Il est fréquent d’en trouver dans les champs de thé, ceux-ci appréciant de picorer quelques feuilles, sans que cela semble déranger les producteurs.

Nous croisons alors le chemin de cueilleuses de thé en plein travail :

Les cueilleuses portent jusqu’à 2 kilos de feuilles de thé sur leur dos, avant de les déverser dans un sac plus important. Leur objectif est de ramener au moins 25 kilos de thé par jour. Elles reçoivent des primes pour davantage de kilos récoltés.

Nous arrivons ensuite à l’usine de la plantation Hakuval. Dans le bureau, des documents rappellent les principaux critères de la certification Rainforest Alliance :

Des photos sont affichés au mur pour attester des progrès sociaux accomplis (formations, écoles, rénovation des maisons des cueilleurs et employés) :

Nous entrons ensuite dans l’usine, après un scrupuleux nettoyage des mains, et avoir mis un bonnet sur chaque tête, et des chaussons couvrant nos chaussures.

Nous nous essayons alors à la dégustation de thé :

Mais seuls les pros ont le « pschhh » caractéristique, avant de recracher le thé dans une bassine :

Nous passons ensuite par la salle des machines et découvrons les 5 étapes de fabrication du thé :

Étape 1 : le thé est ventilé pendant 12 à 16h, et cela de façon naturelle.

Étape 2 : le thé est roulé, afin d’en évacuer le jus.

Une fois roulées, les feuilles les plus massives sont triées, puis à nouveau roulées, voire coupées quand le « roulage » ne suffit pas.

Étape 3 : le thé est acheminé par petits bacs, puis disposé sur le sol pour qu’il fermente pendant 40 minutes environ.

Étape 4 : le thé est séché.

Du bois d’eucalyptus est utilisé pour le séchage :

Étape 5 : le thé est trié puis empaqueté.

À gauche, les feuilles de thé sont coupées en petits morceaux. Le thé aura un goût plus prononcé.
À droite, les feuilles sont bien plus longues. Le thé sera alors bien plus parfumé, mais moins fort.

Fait intéressant, l’usine d’Hakuval ne produit que 5% de déchets issus uniquement du thé. Ces déchets sont utilisés pour extraire de la caféine ou pour créer de l’encens. L’eau utilisée pour le lavage est retraitée naturellement avant d’être drainée jusqu’aux champs de thé. Comme dirait Sophie, « rien ne se perd, tout se transforme ! »

En partant nous rendons visite à une école, où des élèves de 5 à 10 ans étudient avant de rejoindre le collège public, puis une université comme bon nombre de leurs grands frères et grandes sœurs. Ce qui au passage provoque une pénurie de main d’œuvre dans les plantations de thé, malgré des avantages sociaux certains et un turn-over très faible.

Les enfants nous accueillent par un enthousiaste et désarmant « Goooood moooorning ! » (en canon).

Nous ne les dérangeons pas trop longtemps, et les laissons vaquer à leurs occupations :

Le dernier arrêt dans la plantation nous permet d’être accueillis chez une femme dont le fils travaille dans l’usine d’Hakuval et la belle-fille est cueilleuse de thé.

Leur maison ne comporte que 2 pièces mais celle-ci est parfaitement entretenue – bien plus que la mienne ! – et la cuisine regorge de casseroles et d’ustensiles divers et variés.

Il est courant de trouver ce type de porte bonheur à l’entrée des maisons :

Et un potager entretenu par les habitants :